Une porte vers le bonheur

Et tu prends une personne qui te dit qu’il a des maux                                                         et s’il te dit qu’il est heureux           

Histoire d’une infirmière

Je pense que par la pensée elles sont ailleurs

Tu vois ! moi je travaille beaucoup en silence donc je dois favoriser ça. Alors ce qui fait que j’essaie d’être très présente tu vois mais c’est difficile.   Alors je mets un mot. Je dis Où est-ce que vous êtes? Là ils ne comprennent pas trop mais je crois que tout est tellement contraignant pour eux et que moi même le geste que j’ai à faire c’est quand même pas du massage

Tu vas mordre dans la vie

Là ma vie a changé            mon corps a changé                ma relation à l’espace aux autres             la perception du temps présent passé et futur              tout a commencé à changer et à être plus agréable

Accident et reconstruction

Quand les gens me voient arriver et me voient marcher rapidement sur le tapis de marche entre 6.5 et 7 km/h ils disent “oh mais c’est pas un blessé lui et puis après au bout de 2 ou 3 jours je dis ben moi j’ai eu un accident

S’éveiller à “l’aller vers”

Parfois le corps est tellement opprimé c’est comme si il ne pouvait pas s’exprimer et parfois il faut un accident quelque chose de très grave pour que ça commence à s’exprimer.

Par exemple avec les soins que je fais parfois ce qui arrive c’est qu’il y a des gens qui ont une sensibilité et une conscience de leur corps qui est très vague mais vraiment très très vague et que ça se développe en faisant des soins

Du silence à la maladie

Sur mon expérience du cancer j’ai une croyance qui est assez ancrée en moi qui est que j’avais en tête que ce truc là allait m’arriver que de toute façon pour mes 50 ans il allait m’arriver quelque chose voilà mon cancer est arrivé l’année de mes 50 ans quand je dis “quelque chose” je sous entends une maladie grave voilà j’avais vraiment ce truc là cette croyance alors de là à me dire que finalement ce truc là ben c’est moi qui l’est fabriqué il n’y a qu’un pas que je ne sais pas trop si je l’ai franchi ou pas

Etre dans une posture d’apprenant

Je suis prof principal également dans ma classe bon c’est à dire en fait j’ai la gestion d’une classe. Pour moi il y a un mot qui est important face au savoir c’est ce que j’appelle la posture être dans une posture d’apprenant et la posture n’est pas que physique mais elle est aussi sur tous les sens c’est à dire le regard, écouter, ne pas se laisser disperser et quand ça part revenir

De l’art à la relation à l’autre


Elle disait à ma mère vous avez une fille incroyable elle est vraiment très douée et moi j’étais fière du coup le fait qu’elle m’ait valorisée le regard des autres changeait et mon regard vis à vis de moi même changeait et à partir de là quelque part dans ma tête je me suis dit il faut aller chercher chez l’autre une petite chose de bien parce que en allant valoriser ça tu as un travail de contagion sur tout le reste

La maladie, un élément déclencheur

Si on regarde les choses comme ça de l’extérieur il y a un avant et un après par rapport à l’annonce d’une maladie grave quand j’ai appris que j’avais un cancer y a avant quand je savais pas et puis il y a un après quand je l’ai su mais je suis absolument incapable de dire de mettre vraiment une frontière une limite donc il y a vraiment une continuité j’ai eu nettement le sentiment la conviction profonde que une fois que je l’ai su c’est comme si je le savais déjà avant qu’on me le dise

Des scientifiques, de l’orthographe et un corps

Le prof nous a expliqué bon vous êtes des scientifiques c’est pas votre dada je sais et il nous avait donné une nouvelle approche il nous a dit voilà je vais vous faire de la remédiation vous avez un problème avec l’orthographe on va y remédier