Le hasard et l’environnement

Le hasard dans ma formation scientifique ça serait

quelque chose qui serait complètement aléatoire qui aurait vraiment aucune explication et il y a plusieurs nuances dans cette notion là, il y a la notion purement mathématique, la variable aléatoire, on sait pas à l’avance, là c’est vraiment le hasard et puis à l’opposé il y a ce qui est entièrement prédit et entre les deux

Une reconstruction 1

Le fait de ne pas pouvoir manger c’était une horreur

de pas pouvoir porter ses couverts à la bouche c’est très très compliqué ça ! C’est c’est un retour à, j’allais dire c’est un retour à l’enfance mais pas tout en fait parce que l’enfance on, on est neutre et là, et là non, quand on est adulte on est plus neutre donc c’est quelque chose de très très difficile

Modèle pour un peintre

Peut-être une autre vision du corps et étonnamment ce qui m’a aussi beaucoup aidé c’est la régularité de nos rencontres avec un cadre très précis qui je pense m’a sécurisée aussi

et puis un autre regard, un regard plutôt bienveillant. Et cette question aussi d’avoir été, ben, avec qui je suis. Ma matière  a pu être utile à quelqu’un et de l’avoir fait aussi progresser dans son art

Une pensée pour un mouvement

C’est un peu comme si je faisais en forme microscopique

sous forme bonzaï ce que je ferais si j’étais debout et si je devais expliquer tout ça avec exemple à l’appui

Vers la psychomotricité avec Bernard Aucouturier

Elle n’avait pas de déglutition. Donc ce mec il la, comme une oie tu vois, il la gavait et j’ai dit non je peux pas permettre ça donc j’ai commencé dès le troisième jour à lui donner moi à manger et je mettais à peu près deux heures parce qu’il fallait faire des massages de la gorge.

J’ai commencer à lui mettre de l’argile blanche la nuit pour que la bave glisse, j’ai commencé à lui mettre du talc, à la parfumer, à lui mettre des foulards jolis

Le vent la peau

Et justement peut-être laisser une vrai place

à la sexualité et pas une place comme elle prend là, où elle est à la fois tout le temps omniprésente et tout le temps interdite enfin voilà, et ce qui me gène énormément c’est qu’on en parle très peu enfin…

Un divorce avec mon corps

J’avais toujours cet espèce de divorce intérieur

qui était très douloureux, j’ai fait partie d’aventure de spectacle dans des groupes où les gens étaient sensibles à ma voix mais voilà j’avais une place mais moi à l’intérieur c’était une lutte entre ce que je ressentais, entre ce que je sentais qui pouvait pas sortir, qui était tu donc ça a été longtemps très douloureux pour moi

Je faisais des lumbagos

Oui oui je faisais des lumbagos et heu je me bloquais

je pouvais pas bouger, je devais prendre des médicaments, j’ai horreur de ça mais je enfin mais après c’est pareil hein faut faire un travail           là j’ai appris plein de trucs            ça m’a aidé oui à reprendre goût à travailler avec l’autre

Quotidien et nature

Ben là où je travaille, c’est sur le plateau, et là, il y a une vue

magnifique, heu, et bien souvent justement je prends le temps aussi de profiter de ça aussi on va dire, et d’entendre jusqu’au gazoulli de l’oiseau qui est loin, enfin d’être vraiment à l’intérieur de moi, attentive à moi, ça ouvre encore plus de ….

Accident, acceptation d’un autre corps

L’acceptation, l’acceptation d’un autre corps

vraiment ne plus être sur le passé mais voilà qu’est-ce que ce corps peut encore dire dans la danse donc ça, ça a pris effectivement pas mal de temps, en y allant beaucoup plus par plaisir alors qu’au départ quand j’ai pratiqué la danse, assez vite de haut niveau, c’était, ça passait beaucoup par la souffrance quand même donc il y avait un rapport psychologique évident qui était pour moi          je souffre donc j’existe